3 posts tagged “pyrénées”
Reveil difficile, je n'ai plus l'habitude de marcher pendant des heures...
Mais comme je n'aime pas perdre la face, et que oncle et soeur étaient supers motivés, j'ai pris mon courage à bras le corps...
Nous voici partis pour l'ascension du Col de Barca, à environ 2000 mètres d'altitude.
Le temps s'annonçait plutôt beau, avec de temps en temps une petite pluie... Rien en tout cas qui puisse nous impressionner. Avec un bon vêtement de pluie et un pull, tout devrait bien se passer!
Nous commençons donc par monter (patience, on va grimper encore pendant trois heures!) dans une jolie forêt de feuillus, et cela pendant trois bons quarts d'heure.
Je vous passe les moments de solitude, regardant Sarah et Michel qui cavalaient devant alors que moi, le souffle court, les cuisses et les mollets en feu, je faisais régulièrement des micros pauses sous le prétexte fallacieux de prendre des photos mais n'en faisant rien, juste histoire de souffler avant de repartir.
Les 1ers kilomètres ont été difficiles je l'avoue, mais je savais que ce n'était que le début et me préparais à bien pire.
Nous sortons enfin de la forêt...
La vue se dégage, le paysage change. Ici il n'y a quasiment plus d'arbres, à peine quelques vagues buissons ça et là...
Sarah et Michel s'étaient déjà arrêtés pour m'attendre plusieurs fois, lorsque nous marchions dans la forêt.
Là ils sont arrêtés aussi mais ont l'air à l'affût...
Nous sommes donc restés là à l'observer.
Marrant comme image : Je regarde Sarah et Michel qui regardent le renard qui regarde un lapin... Le lapin regarde qui d'après vous? Le renard probablement!!
Au bout de cinq bonnes minutes, le renard tourne la tête et Ô stupeur (on pouvait presque le lire sur sa frimousse) : trois humains, plantés sur leurs giboles, le regardent dans sa chasse silencieuse!!
Il ne lui a pas fallu bien longtemps pour détaler sans demander son reste!
L'intermède passé, nous entendont (grande première pour moi) les marmottes crier pour avertir leurs copines qu'un renard est dans les parages. Elles crient un bon moment, et nos en déduisons que le renard s'est caché de nous mais que les marmottes le voient, ne s'imaginant pas un seul instant qu'un renard puisse ressentir de la peur... Amusant comme constat!
Nous repartons donc...
Et ça grimpe, encore... Parfois même sévèrement. Mais je m'accroche...
Paysage fascinant, d'un calme et d'une quiétude surprenants...
Mes soucis s'envolent, je ne pense plus à rien, si ce n'est à l'effort que je fournis, à la lancinante mais agréable douleur qui s'installe dans les jambes.
Les anciens marchaient beaucoup et prenaient le temps ; ils n'avaient pas le choix. Mais cela leur permettaient assurement de réfléchir, de faire le point et de prendre les bonnes décisions.
A cette altitude et compte tenu des conditions climatiques et du fait que nous ne sommes tout de même que début mai, la neige est restée par endroits, surtout là ou les courts d'eau sont présents. C'est ainsi que nous commençons à atteindre des plaques de neige et à les franchir, ravies de trouver de la neige à cette époque de l'année. Moi qui ne supporte pas la neige lors des hivers lorrains!! Il me faut cavaler dans les Pyrénées pour me mettre à l'apprécier!
Nous passons un petit refuge de montagne, manifestement occupé par de jeunes randonneurs festoyeurs. Petite halte car petite pluie fine... Je repose mes jambes qui me rappellent douloureusement que je ne m'en sers pour ainsi dire jamais le reste du temps. Qu'à cela ne tienne, les bonnes résolutions viendront, mais plus tard. Pour l'instant il faut rester concentrée, me ménager si je ne veux pas me faire vraiment mal. Le moindre pépin peut en effet être fatal et me laisser dans l'impossibilité de continuer, et surtout de rentrer au village! Prudence donc...
J'avoue que j'en ai chié... Pour preuve les photos suivantes...
Notez que mon oncle n'a pas l'air complètement frais non plus... Nous nous écroulons lamentablement sur un rocher, avant de repartir.
C'est la dernière 'ligne droite' (mais montante) vers le Col.
Après plus de 3 heures de marche, uniquement en montée, nous arrivons enfin et Ô récompense suprême, au Col de Barca, avec cette vue, imprenable, sur la Vallée... à couper le souffle, grandiose.
Ma soeur, ma maman et moi même (toujours fourrées ensemble celles là!!) sommes allées passer quelques jours dans la maison que mon oncle a acheté voilà quelques années dans les Pyrénées.
Plus précisement dans un village qui se nomme Aldyüs, au sud d'Oloron Sainte Marie, dans la Vallées d'Ossau.
On oublie vite à quel point la montagne est belle... à couper le souffle.
Nous avons déposé la voiture de maman à Saint Emilion où Michel, mon oncle, travaille et habite. Nous avons pris sa voiture et sommes partis tous les quatres vers 20h vendredi soir. Je précise quand même que ce jour là je suis partie à 7h du mat' de Nancy, arrivée vers 10h à Paris, récupérage de soeur vers midi (affamée, joviale, il a fallu qu'elle se restaure avant le départ), redépart vers 13h de Paris direction Saint Emilion.
Donc on monte dans sa voiture... que dis-je... dans son 4x4... Je ne lui jette pas la pierre, vu la topographie de l'endroit où nous allons, il fallait bien ça!!
Le soucis, c'est que mon oncle roule comme un malade (désolée Michel mais c'est vrai!), que ses amortisseurs sont morts, que les routes de montagne, ça secoue... donc, comme d'hab', je suis malade...
Nous finissons par arriver, mais pas sans dégats collatéraux : la moitié de l'équipage (maman et moi) était nauséeux... Mais qu'à cela ne tienne, et même s'il était minuit passé, nous avons mangé un morceau avant d'aller se coucher, rompues.
Le lendemain matin, voici la vue qui m'a accueillie
Sympa non?
Le village d'Aydiüs est franchement escarpé, franchement paumé (c'est un cul de sac) mais alors franchement joli!!
Après un petit déjeuné café, tartines grillées au feu de bois, nous nous sommes préparées pour une balade sur le chemin de la matûre, mais version facile, c'est à dire en descente... Maman ayant le genou en vrac depuis sa mémorable chute de ski il y a quand même 20 ans, il vallait mieux se la jouer cool.
Nous nous faisons emmenés par Bonache, habitant du village et copain de Michel. Nous déposons le 4x4 et montons avec Bonache beaucoup mais alors beaucoup plus haut...
Petite grimpette...
Toujours dans un cadre incroyable, forêts, roches, panorama de montagne... C'est calme, c'est propice à la réflexion, pas de fatigue. Une seule chose à faire : se ballader et profiter de tout ça.
Courte halte pour casser la croute au bord d'un torrent... Mais vraiment en coup de vent. Je vous ai dis que mon oncle était speed? Non? ben voilà, c'est fait... Au taquet on pourrait même dire!
Nous descendons toujours et encore, à flanc de montagne et de falaise. Cet endroit s'appelle (peut être à juste titre d'ailleurs) les "Gorges d'Enfer"!!
On passe près du Fort du Portalet qui servit de prison d'état et où furent 'logés' d'illustres hommes tels que Léon Blum et le Maréchal Pétain après la 2nde guerre mondiale.
Nous arrivons finalement à la voiture, après une sacrée descente.
La suite au prochain épisode... Et quelle suite!! La journée du lendemain s'annonce pleine de promesses : Ascension du Col de Barca et s'il n'y a pas trop de neige (je précise que nous sommes au mois de mai lors de notre petite escapade!!) on monte vers un lac de montagne situé plus haut. J'en ai déjà plein les pattes... ça promet!!
(To be continued ...)
... hééé oui, on se sent tout petit petit quand on va à la montagne!! C'est marrant, à chaque fois que j'y retourne, je me rend compte que j'oublie systématiquement les volumes, pour mieux les redécouvrir après, et m'extasier!! J'aime m'extasier voyez vous!!
Elle est pas belle la vie??
Mon oncle (ce bienheureux) a un chalet dans la Vallée d'Ossau. Soirées au coin du feu, pas de télé (mais une connexion Internet parskifopadéconner quand même ... non?).
ça ne donne pas spécialement envie de retourner à la civilisation!!